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Depuis les années 90 qui ont vu se multiplier les formations adeptes d’une
éthique DIY et d’un hardcore punk émotionnel héritier de l’école Dischord de
Washington DC, la France n’a eu de cesse d’engendrer des groupes de cette lignée,
un peu injustement ignorés chez nous mais vénérés par des zines US comme
Heartattack . A l’instar d’Undone, Fingerprint ou Alcatraz par le passé, hyacinth, Amanda Woodward ou Sugartown Cabaret aujourd’hui, Aguirre (de Bourgogne, à ne pas confondre avec les post-coreux bordelais) appartient à cette mouvance engagée . Avec ses textes courts, poétiques et désabusés, sa production brute et sans fioritures et une voix toujours à la limite du crié, le groupe fait le métier sans jamais s’écarter des canons du genre . Jusque dans son très joli artwork maison, toutle mini-album (sept titres) transpire l’émo-core DIY qui, sans réinventer l’eau chaude, recèle quelques excellents moments comme sur le particulièrement intense «Raclure» . Contre vents et marées, l’émo-core français perdure, désespéré mais jamais résigné . noise magazine RECHERCHER TOUTES LES REFERENCES DE CE LABEL
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